Un salon de l'emploi organisé à Boston
L'économie américaine a détruit a détruit des emplois de manière inattendue en février, dans un contexte marqué par une grève des travailleurs de la santé et des conditions météorologiques hivernales rigoureuses, tandis que le taux de chômage a augmenté à 4,4%, montre vendredi le rapport mensuel du département du Travail.
Ce rapport recense 92.000 emplois non-agricoles détruits le mois dernier, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 59.000 créations nettes.
Le chiffre de janvier a été révisé, faisant apparaître désormais 126.000 créations de postes contre 130.000 en première estimation.
Le taux de chômage s'est établi en février à 4,4% après 4,3% en janvier et un consensus qui l'attendait stable.
Outre la grève de 31.000 employés du secteur de la santé chez Kaiser Permanente et les conditions météorologiques défavorables, la baisse de l'emploi en février compense également les gains importants enregistrés en janvier.
Le mois dernier, les analystes ont souligné l'impact sur les chiffres d'une mise à jour du modèle de création et de destruction d'entreprises utilisé par le Bureau of Labor Statistics (BLS) pour estimer le nombre d'emplois créés ou perdus.
Le marché du travail américain se stabilise après avoir connu des difficultés en 2025, dans un contexte que les économistes attribuaient à l'incertitude suscitée par les droits de douane imposés par le président Donald Trump.
Sur les marchés, les contrats à terme sur les indices boursiers américains amplifient leur baisse après la publication des données, qui suscitent des inquiétudes sur le marché du travail et pourraient modifier à nouveau les anticipations sur la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed).
Les opérateurs avaient réduit cette semaine leurs anticipations de baisses en 2026, craignant les répercussions inflationnistes de la guerre au Moyen-Orient.
Les rendements des Treasuries se sont retournés à la baisse après la publication des données. Celui de l'obligation à dix ans recule de près de 1 point de base à 4,1402%, tandis que le deux ans perd 2 à 3,5791%.
(Lucia Mutikani, rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)

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